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GENERAL MARCEAU

François Séverin Marceau-Desgraviers est né à Chartres le 1er mars 1769.

Destiné au barreau, il change de voie et s'engage à seize ans au régiment de Savoie-Carignan, en garnison à Metz et parvient au grade de sergent. Congédié en 1789 il devient un témoin privilégié des débuts de la Révolution française à Paris. Après quoi, il s'enrôle puis devient rapidement, en 1791, le chef du 1er bataillon de volontaires du département d'Eure-et-Loir. Nommé Lieutenant-colonel en second le 25 mars 1792, il obtient le 7 novembre suivant sa réintégration dans l'armée régulière, avec le grade de lieutenant de cavalerie.

Participant aux campagnes de Vendée en 1793, il se lie d'amitié avec Kléber et, après avoir contribué à la victoire de Cholet est nommé commandant en chef de l'armée de l'Ouest. Il remporte les victoires du Mans (12 et 13 décembre 1993) et de Savenay (23 décembre), mettant ainsi fin aux guerres vendéennes. Durant cette guerre, il a toujours montré une grande compassion envers ses ennemis en évitant les massacres, mais las de ces sanglants affrontements et malade, il demande sa mutation.

Il est affecté, au printemps suivant, à l'armée des Ardennes, la future armée de Sambre-et-Meuse. Il participe aux principales batailles de la campagne de 1794, à commencer par l'importante victoire de Fleurus (26 juin). Il reçoit le 23 octobre la reddition de la ville de Coblentz (Coblence) et, en 1795, bat les Autrichiens à Neuwied. En 1796, il s'occupe du blocus de Mayence qu'il doit lever quelques temps après, puis couvre glorieusement la retraite de Jourdan, durant laquelle il bat l'archiduc Charles à plusieurs reprises.

C'est ainsi qu'en septembre 1796 il doit assurer la sécurité de l'armée de Sambre-et-Meuse qui reflue vers la rive gauche du Rhin. Le 19 septembre vers onze heures, près d'Altenkirchen, il est touché à l'abdomen par un tireur isolé. Il est alors porté sur des fusils jusqu'à Altenkirchen où il reçoit la visite du général Jourdan :

" Général, dit Marceau à Jourdan, pourquoi pleurez-vous ? Je suis trop heureux, poursuit-il, de mourir pour ma patrie. "

Dans la nuit du 20 au 21 septembre, vers une heure du matin, il dicte son testament à l'un de ses compagnons, le capitaine Souhait, un officier du génie attaché à son état-major.
La nouvelle de cet événement est portée aux Autrichiens : leurs généraux se pressent de se rendre jusqu'à Altenkirchen. Kray, qui a combattu Marceau à deux reprises, arrive le premier, lui prend la main, la plaque contre lui et essaie de consoler ceux qui l'entourent.

Sentant arriver sa dernière heure, il prononce ces quelques mots : " C'en est fait, je ne suis plus rien ".

Il meurt le 21 septembre 1796 à six heures du matin après avoir reçu sur son lit de mort l'hommage de plusieurs généraux autrichiens. Le général en chef, l'archiduc Charles, décide de lui rendre les honneurs militaires et de restituer sa dépouille aux Français. Il est inhumé le 23 septembre à Coblentz. Il n'avait pas 28ans.

En choisissant le nom de " Général Marceau ", notre promotion (EMIA 1972-73) a voulu mettre à l'honneur un homme qui a donné sa vie pour que la France soit ce qu'elle est aujourd'hui ; nous sommes particulièrement fiers de ce choix.